Le "non" francais à la TCE (Traité Constitutionel Euro je présume) ne facilite pas l'avancement de la construction européenne, certes. Un temps de réflexion s'impose et le temps de l'action se retarde.
Pour autant, considérer ce "non" comme une sentence de mort me paraît excessif. Peut etre est ce un jeu rhétorique.
Le rejet de la TCE n'a jamais remis en cause l'Europe et son existance en terme d'union. Il remet simplement en cause le projet de l'Europe proposée. C'est une une crise politique sans equivoque pour les leaders de l'UE.
Récemment j'ai entendu A. Mabanckou, écrivain franccophone à Los Angeles, dire "que les idées se forment et se transmettent à travers le lien social". Sous cet angle le rejet du TCE n'est pas signe d'une mort. Au contraire, c'est signe d'un débat fait de propositions et de réactions. Le projet de l'Europe se forme...
Nicolas Sarkozy a pris position contre l'installation de bouclier anti-missile en Republique Tcheque et en Pologne. Il propose une "coalition méditérannéene" pour réguler les flux migratoires. Il s'oppose au principe de vote à l'unanimité à la Commission. Il refuse l'entrée de la Turquie dans l'Union.Voici 4 aspects qu'il a évoquer et dont je suis sure. Quelque soit la manière dont on juge ces idées, il y a proposition d'une Europe avec des frontières précisées, avec une défense mieux définie et un systeme de prise de décision choisi.
En somme, le projet europeen est remis en cause, redéfini, débatu mais certainement pas mort. Par ailleurs, quelque soit le Président élu, candidat sérieux bien sur, l'essentiel est que celui ci apporte une vision de l'Europe, aussi controversée soit elle.
Nous sommes en débat européen et la France doit proposer des idées.